1. DES CHANTIERSRendre service,
être utile à des associations
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2. DES RENCONTRESDialoguer avec des témoins sensibles de notre époque
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3. DES THEMATIQUES DE SOCIETEMieux saisir les enjeux actuels
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4. DE LA CREATIVITEExprimer sa personnalité concrètement
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5. UNE EXPERIENCE EN GROUPERencontrer et vivre avec d'autres jeunes
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6. REFLECHIR A TON AVENIRFaire son bilan du projet pour rebondir
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Jours 54 et 55 : Bilan de compétence
Jours 54 et 55 : Bilan de compétence

Après avoir passé quelques mois ensemble, avoir constitué un groupe et nous être mis en société, alors que nous avons poussé quelques portes de la vie, fait des rencontres, offert le peu que nous sommes pour apporter une aide à d'autres, il est l'heure de tirer le bilan. Il est l'heure de revenir à soi-même, de comprendre ce qui s'est passé pour chacun, avant de continuer seul notre trajectoire et mettre du désir dans l'avenir. C'est notre espoir.
Comme chaque année, ce temps-là se déroule pour beaucoup autour d'une table. Table en contreplaqué qui va recueillir nos feuilles blanches noircies avec des morceaux de notre histoire, ce que nous avons appris, qui nous sommes, notre personnalité. Ca fait beaucoup pour deux simples journées. Ce patient travail fait parfois éclore un peu de vérité, un zeste de sens. Certains y voient plus clair. Pas tous.
Pour nous aider, fidèle au poste, Anne Lejeune, formatrice au CID (Centre d'Insertion et de Développement) et qui à force, nous connaît bien. Elle lit ce journal de l'ACV, a déjà pu rencontrer les précédents groupes et puis, c'est son métier que d'aider ceux qu'elles croisent à prendre un feutre rouge et tracer une ligne. Fil rouge, ligne de vie. Peu importe le nom.
Comme chaque année, ce temps-là se déroule pour beaucoup autour d'une table. Table en contreplaqué qui va recueillir nos feuilles blanches noircies avec des morceaux de notre histoire, ce que nous avons appris, qui nous sommes, notre personnalité. Ca fait beaucoup pour deux simples journées. Ce patient travail fait parfois éclore un peu de vérité, un zeste de sens. Certains y voient plus clair. Pas tous.
Pour nous aider, fidèle au poste, Anne Lejeune, formatrice au CID (Centre d'Insertion et de Développement) et qui à force, nous connaît bien. Elle lit ce journal de l'ACV, a déjà pu rencontrer les précédents groupes et puis, c'est son métier que d'aider ceux qu'elles croisent à prendre un feutre rouge et tracer une ligne. Fil rouge, ligne de vie. Peu importe le nom.
Des fiches, des possibles. Lesquelles parlent de moi ?
Comment ordonner pour dire l'important ?

Même si ce bilan est avant tout personnel,
Anne installe heureusement des temps collectifs,
où, par exemple, inscrire les qualités de nos compagnons.
Ce n'est pas tout que de réfléchir et mettre par écrit, ce bilan est tout autant l'occasion de présenter oralement notre parcours de vie, du moins ce qui nous semble possible de dévoiler. Alors que nous sommes pour certains depuis quatre mois ensemble, nous redécouvrons au détour d'une phrase, un moment de la vie passé que nous ne soupçionnons pas chez l'autre.
Un second temps oral clôt toute cette séquence avec une présentation du plan d'action. Une fois que chacun a une idée de ce qu'il veut faire pour septembre, il cherche concrètement : telle formation ? Telle qualité ? Telle école ? Telle organisation administrative ? Le plan d'action, c'est une sorte de présentation de soi.
Cet art de raconter face aux autres rappelle bien entendu notre travail sur le conte. Ce n'est plus une histoire de princes et de princesses mais l'enjeu est le même. Tenir jusqu'au mot fin. Donner à voir, des images, prendre du volume. "Moi, j'aimerais travailler dans une réserve naturelle !" "Je ferai encore du volontariat !" "Je voudrais prendre des cours d'anglais !" "Quant à moi, ce sera la coiffure..."
Dans quelques années, nous recroiserons tout ce petit monde et ferons le point. La vie n'est jamais complètement écrite et autant cela peut faire peur, autant, c'est d'une inestimable richesse. Bonne chance !
Un second temps oral clôt toute cette séquence avec une présentation du plan d'action. Une fois que chacun a une idée de ce qu'il veut faire pour septembre, il cherche concrètement : telle formation ? Telle qualité ? Telle école ? Telle organisation administrative ? Le plan d'action, c'est une sorte de présentation de soi.
Cet art de raconter face aux autres rappelle bien entendu notre travail sur le conte. Ce n'est plus une histoire de princes et de princesses mais l'enjeu est le même. Tenir jusqu'au mot fin. Donner à voir, des images, prendre du volume. "Moi, j'aimerais travailler dans une réserve naturelle !" "Je ferai encore du volontariat !" "Je voudrais prendre des cours d'anglais !" "Quant à moi, ce sera la coiffure..."
Dans quelques années, nous recroiserons tout ce petit monde et ferons le point. La vie n'est jamais complètement écrite et autant cela peut faire peur, autant, c'est d'une inestimable richesse. Bonne chance !




Une même feuille pour se cerner et servir de pense-bête pour se raconter.
Se tenir debout face au groupe, est l'occasion de voir les attitudes,
les fragilités, ce qui s'affirme, la part d'ombre et de doute.
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