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Une carte aux trésors à ne pas perdre

Une carte aux trésors à ne pas perdre

Ecrit le mardi 3 juillet 2012 - Catégorie : Réfléchir au futur



Dans notre vie, il faut savoir débuter, reconnaître une étape nouvelle dans le tissu des évènements de tous les jours, s’engouffrer avec des têtes inconnues dans un vaisseau commun, découvrir des trésors armé d’une carte, se faire aventurier, capitaine de frégates, sabre au vent, bises à femmes et enfants. Larguez les amarres et ne m’attendez pas pour manger, mille sabords.

L’Année Citoyenne est une carte aux trésors avec quelque part, une croix de couleur fuchsia que nous ne sommes jamais parvenus à localiser. Certains se sont plaints que nous marchions trop – « et en plus, il pleut et on est habillés comme des baraqués » - alors que l’objectif était de tourner sans cesse autour de cette croix, comme un pot de confitures que nous ne voudrions jamais finir, ne pas entendre ce bruit glaçant du couteau sur le verre du fond.

Cette carte, nous l’avons saisie dans les éclats du début, la camionnette se garant une première fois dans les brouillards de février, au coin d’un énorme bâtiment en vieilles pierres concentrées autour d’une cour.

Là, un chien qui savait se faire oublier au coin d’une table lors des repas de midi. Une dame, nous l’appelions « Madame » mais dans ses yeux rieurs, elle disait « Chantal », alors nous l’appelions finalement « Madame Chantal. » A ses côtés, un homme, courbé par le travail, bottes infatigables dans les blés et dans les champs.

On appelle cela une ferme et ceux qui la font vivre des paysans. Une espèce rare qui a disparu des écrans radars de la télévision, remplacée par des jeunes hommes qui chantent faux et des femmes qui se lavent les cheveux toutes les demi-heures, entre deux coups de fusil parce qu’elles sont des femmes actives.

Sans ces paysans, pas de pomme de terre, pas de légume, pas de pain, pas de viande. La désolation dans notre assiette. On raconte même qu’ils vendent une pâte de chocolat à tartiner mystérieuse qui fait lever les jeunes filles tôt le matin.

Dans cette ferme, ses petites cousines liégeoise et française, et plus tard, les collines, les hangars, les centres, les jardins de Theux, Mangombroux, Dison, Nessonvaux, Welkenraedt, nous avons appris que notre travail donne une autre fatigue que le travail de l’école. Et que donc, l’Année Citoyenne, ce n’est pas l’école, pas celle que l’on connaît du moins.

Nous avons été avec de drôles de profs qui n’en sont pas et offrent d’abord un lien, une rencontre. Nous avons été de drôles d’élèves qui ne savent pas qu’ils apprennent à chaque pas et chaque geste alors qu’il n’y a rien à étudier par cœur. La vie comme elle respire.

Et puis, sur ce chemin de trésors, avec un œil exercé, sur le sol, nous avons pu ramasser d’inestimables cadeaux.
Une tortue géniale qui sait faire pousser des arbres même dans un bac et qui avoue qu’à tuer tout le monde, nous n’aurons plus personne à qui parler.
Un conteur sans âge qui voit dans une scène de théâtre et ses acteurs – nous, bien sûr ! – une piscine dans laquelle il faudra plonger pour apprendre à nager, pour mieux vivre.
Une jeune femme dont la beauté se cache dans un morceau de mozzarella, transformant une banale photo d’identité en regard franc de mannequin. Dans sa valise sans roulettes de fée capucine, qu’elle tire de Liège à Verviers, des odeurs, des goûts, des matières douces comme l’enfance. Elle nous a montré autre chose que les yeux pour regarder.

Enfin, ce fût de petites explosions, comme le grain de poivre qui croque sous la dent, libérant son pouvoir séducteur aussi soudainement qu’un rayon de soleil émergeant entre deux nuages. Des larmes, certains avaient besoin de beaucoup de larmes. Comme s’il fallait laisser quelque chose derrière soi, sur le pas de la porte, pour tourner la page et continuer l’histoire. Des larmes parce que d’autres hommes vivent à côté de nous mais avec moins encore. Oui, c’est possible. Parce que la bonne distance, c’est aussi celle de la main qui s’agite pour saluer ceux et celles qui nous quittent.

D’autres grains de poivre descendaient directement dans le cœur pour ne plus bouger et nous étions haletants, silencieux, devant les mots de la prison ou ceux de la mine.

Peut-être que le monde est devenu généreux cette fois. Après-demain, le monde, ce sera nous et nous pourrons peut-être y mettre de la chaleur à notre tour. Certains ont aimé détruire ce qui était devenu trop vieux pendant que d’autres construisaient l’avenir, simultanément. Avec des planches, des clous et une échelle mal mise.

Certains sont sortis du silence et forts de ce possible, ont choisi de parler, parler et encore parler. Certains ont souri plus discrètement pour confirmer : « Moi, aussi, je suis là. » Il y a eu des cris, il y a eu des étoiles, mais sur le grand tableau, les couleurs sont passées comme les feuilles des arbres changent aux saisons.

L’Année Citoyenne, c’était une belle page de la vie et nous l’arracherons d’un geste de la main pour la cacher au fond de notre poche et ne pas se la faire prendre par les passants. Une carte aux trésors où les croix ont la forme d’un cœur qui vibre encore dans l’épaisseur du papier, il ne faut pas la perdre.

  • L'ACV, c'est pour changer !
  • Si on tue tout le monde, il ne restera plus personne à qui parler.
  • L’ACV m’appris à aimer réaliser des choses.
  • Maintenant, je ne sais plus rester une journée sans rien faire.
  • L’ACV m’a appris à regarder les gens dans les yeux.
  • C’est en restant au bord de la piscine qu’on ne se noie pas, mais on n’apprend pas à nager non plus. On n’apprend pas à vivre.
  • Il faut reconnaître les signes du merci.
  • C’est en tombant qu’on apprend de la vie.
  • L’ACV a donné du sens à mon histoire.
  • Si vous êtes déjà là, alors il y a moyen de réaliser son rêve.
  • Je veux devenir quelqu’un demain.
  • Mon rêve le plus fou, c’est de toujours avoir quelque chose à apprendre. Tous les jours.
  • L'Année Citoyenne, cela devrait durer toute la vie.
  • Si tu as été bénévole une fois, tu le seras toute ta vie. Tu le gardes. C'est précieux.
  • Avant l'Année Citoyenne,
franchement, c'était la cata !

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dimanche 27 mai 2018
Tu as entre 16 et 25 ans ? Tu dois attendre pour te réinscrire dans des études ou un cursus scolaire ? Tu es toujours en recherche d'un emploi ?
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Quel que soit ton niveau de formation, l'Année Citoyenne Verviers est faite pour toi !

L'Année Citoyenne Verviers est un projet de service citoyen rassemblant un groupe de huit jeunes encadré par un responsable d'équipe.

Elle représente pour toi une occasion unique de vivre une expérience collective tout en te rendant utile à la société. Mieux te connaître en allant vers les autres. Disposer d'un réel bagage pour mieux te situer avec le monde qui t'entoure et ce que tu veux faire de ton avenir.


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