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    Dialoguer avec des témoins sensibles de notre époque
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    Exprimer sa personnalité concrètement
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  • 5. UNE EXPERIENCE EN GROUPE
    Rencontrer et vivre avec d'autres jeunes
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    6. REFLECHIR A TON AVENIR
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Une semaine pour avancer malgré tout

Une semaine pour avancer malgré tout

Ecrit le vendredi 17 mai 2013 - Catégorie : conte


Bandeau atelier conte 2013

Rien ne se déroule jamais comme prévu, du moins dans l'étendue des quatre mois que dure le projet. Chacun prend des risques. Chacun a quelque chose à gagner et aussi, fatalement, à perdre. Nous songeons d'abord aux volontaires bien sûr, aux premières loges de cette histoire, qui viennent simplement s'engager au départ... Mais l'engagement, qu'est-ce que cela signifie finalement ?

Prenons l'atelier conte. Raconter une histoire... Nous l'expliquons d'abord autour d'une table en février, quand nous annonçons le programme. Pas de problème, voire Chouette. Ca a l'air si simple. Ca ne l'est pas... En mai, alors que Paul Fauconnier, notre animateur, patiemment, avec douceur, tente d'éteindre les craintes, de mettre des mots sur les blocages, les mines restent défaites. Les yeux fuient.

Se lever, faire trois pas. Se tourner vers l'assemblée et dire : il était une fois. Un dit, à moitié en riant : on risque sa vie. Peut-être pas à ce point-là, mais oui, nous sommes nus, sans accessoire. D'autres ne voient pas l'intérêt d'y revenir encore, de remettre l'ouvrage sur le métier et chercher à s'améliorer.

C'est le noeud de l'Année Citoyenne. Est-on là pour sauter de journées en journées, comme on zappe d'une chaîne à l'autre, au gré du vent ? Ou bien sommes-nous là pour faire face, et tenter de changer petit à petit quelque chose pour viser le meilleur ? Sur la scène du théâtre de Polleur, il n'y a plus qu'un bout de nous-mêmes et l'immensité.

Cette année donc, pour la plupart, au troisième jour, cela n'a plus été possible. Après un temps qui a paru interminable, Paul a décidé qu'il avait fait tout ce qui était possible. On arrête là. Chacun découvre ses limites.


On se regarde, on s'enfuit,... Le bus est déjà là, qui nous ramènera vers Verviers, vers la tranquilité de nos murs si bien connus, si rassurants. Attendons. Rien ne se déroule comme prévu, pour les encadrants non plus. Paul répète : si on ne plonge pas dans l'eau, on ne risque rien mais on n'apprend pas non plus à nager.

Comment redémarrer, comment repartir ? Et qui va en être après ce "non" collectif ? Serons-nous deux ? Trois ? Zéro ? Manu et Claude demandent de venir le lendemain durant la journée, pour discuter. Pourquoi on dit "non" ? Mais surtout, comment on dit "non" ? Il y a un refus adulte, parce que tout le monde a ses limites. Il y a un refus immature, parce que rien ne se dit, parce que tout le monde se cache derrière un autre. Il faut choisir.


Chacun a finalement choisi... De mettre des mots. De dire que dans ce "non", il y avait un "oui", et un fameux. Parce que ce qui se passe et se vit est important. On ne le comprend pas toujours, c'est vrai. On ne l'exprime pas de la bonne façon. On pourrait chercher une solution mais alors, il faut quitter la posture du silence.

Dans ce coup d'arrêt, chacun redécouvre pourquoi il est là. Ce n'est pas quand tout roule, que le soleil brille à l'intérieur du groupe, que le chantier et les partenaires nous portent, que le sens apparaît. C'est comment nous tenons, nous combattons alors que cet optimisme de façade vacille. Là réside l'engagement.

Chaque année, les volontaires l'apprennent. Certains doutent, mettent un pas de côté, voire disparaissent, parfois provisoirement. D'autres se révèlent et la timidité d'hier laisse place au regard vif aujourd'hui.

Revenir au monde, disait une belle chanson de Dominique A. C'est un peu cela avoir 18 ans et sentir que l'on vient d'un âge sans conséquence et qu'à présent, nous sommes responsables de nous-mêmes.

Le lendemain, les volontaires appellent Paul au téléphone. On lui demande comment il va. On s'excuse un peu. Finalement, on lui demande de venir le jeudi. Jeudi ? Nous allons à La Lumière, l'association oeuvrant pour les aveugles et malvoyants à Liège. Une journée de sensibilisation comme chaque année.


Sauf que cette année, il était prévu de conter nous-mêmes face à un parterre de gens attentifs si pas avec les yeux, bien avec les oreilles. Alors, qu'est-ce que l'on fait ? On s'explique. Pourquoi on est là, dans l'Année Citoyenne. Et puis aussi, c'est quoi ce projet. Claude explique pourquoi les volontaires ne conteront pas... Enfin, pas tous. Laurette s'avance.

Les pieds bien dans la terre, comme l'atelier l'a appris. Une voix qui ne tremble pas, une assurance étonnante. Laurette raconte en jouant de la voix, en donnant quelques effets, en marquant des intonations. L'histoire se met à vivre. Et le public s'y introduit avec plaisir. Les applaudissements retentissent.


Roberto, armé d'une guitare, ajoute une composition à la guitare sèche. Nous sommes bien là, à écouter du fond de la salle. Les applaudissements, nous les avons reçus collectivement. Sur scène, en se présentant, nous avons tendu une main et le public a fait le reste.


Paul conte à son tour. Il nous dédie sa deuxième histoire. Une histoire où François le malchanceux, part à la recherche de sa chance, en risquant de passer à côté. La semaine se termine. Les sourires sont là. On continue. On va au bout.


  • L'ACV, c'est pour changer !
  • Si on tue tout le monde, il ne restera plus personne à qui parler.
  • L’ACV m’appris à aimer réaliser des choses.
  • Maintenant, je ne sais plus rester une journée sans rien faire.
  • L’ACV m’a appris à regarder les gens dans les yeux.
  • C’est en restant au bord de la piscine qu’on ne se noie pas, mais on n’apprend pas à nager non plus. On n’apprend pas à vivre.
  • Il faut reconnaître les signes du merci.
  • C’est en tombant qu’on apprend de la vie.
  • L’ACV a donné du sens à mon histoire.
  • Si vous êtes déjà là, alors il y a moyen de réaliser son rêve.
  • Je veux devenir quelqu’un demain.
  • Mon rêve le plus fou, c’est de toujours avoir quelque chose à apprendre. Tous les jours.
  • L'Année Citoyenne, cela devrait durer toute la vie.
  • Si tu as été bénévole une fois, tu le seras toute ta vie. Tu le gardes. C'est précieux.
  • Avant l'Année Citoyenne,
franchement, c'était la cata !

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Tu as entre 16 et 25 ans ? Tu dois attendre pour te réinscrire dans des études ou un cursus scolaire ? Tu es toujours en recherche d'un emploi ?
Tu désires te rendre utile pour la société mais tu ne sais pas comment ?
Quel que soit ton niveau de formation, l'Année Citoyenne Verviers est faite pour toi !

L'Année Citoyenne Verviers est un projet de service citoyen rassemblant un groupe de huit jeunes encadré par un responsable d'équipe.

Elle représente pour toi une occasion unique de vivre une expérience collective tout en te rendant utile à la société. Mieux te connaître en allant vers les autres. Disposer d'un réel bagage pour mieux te situer avec le monde qui t'entoure et ce que tu veux faire de ton avenir.


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